Syrie: l'ONU prolonge les pourparlers de Genève
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Genève - Le médiateur de l'ONU sur la Syrie a annoncé jeudi que les négociations de Genève allaient se poursuivre jusqu'au 15 décembre et se concentrer sur la rédaction d'une Constitution et l'organisation d'élections supervisées par l'ONU. Au cours d'une conférence de presse, Staffan de Mistura, l'envoyé spécial pour la Syrie, a qualifié de "professionnelle et sérieuse" l'atmosphère dans laquelle se déroule cette 8e session de pourparlers qui a débuté mercredi. Il a précisé que les discussions seraient suspendues vendredi soir et qu'elles reprendraient mardi pour durer jusqu'à la mi-décembre.

Jeudi matin, il avait invité les délégations du gouvernement et de l'opposition à se rendre en même temps au Palais des Nations, contrairement aux usages précédents, quand elles ne se croisaient pas. "Aujourd'hui, nous avons eu pour la première fois une rencontre de proximité, parallèle, très proche, avec les deux parties (...) et nous avons fait des allers et retours entre les deux salles qui n'étaient séparées que de cinq mètres", a expliqué, visiblement ravi, le médiateur. Les deux délégations n'ont jusqu'à maintenant jamais discuté face-à-face. "Ma priorité, ce n'est pas de voir si les deux parties se saluent ou se parlent", a-t-il dit. Interrogé sur les questions abordées au cours de ces pourparlers, M. De Mistura a répondu qu'il n'y avait eu aucune "condition préalable" d'un côté ou de l'autre. "Cela a été respecté jusqu'à maintenant. Nous discutons en particulier du processus constitutionnel et des élections sous supervision de l'ONU".

La délégation du régime refuse catégoriquement d'aborder la question de l'avenir du président syrien Bachar el-Assad, dont l'opposition réclame le départ. Interrogé sur ce point, le médiateur a affirmé que ce sujet n'avait pas été mis "sur la table". "Ce sera aux Syriens de décider dans les élections supervisées par l'ONU." M. De Mistura a organisé sans succès sept cycles de discussions depuis 2016. Il compte beaucoup sur cette session car l'opposition a décidé de présenter une seule et unique délégation face aux représentants du régime. De son côté, la Russie, qui est venue au secours du régime syrien en entrant militairement dans le conflit fin 2015, souhaite également un règlement politique.

 

(Avec Afp)